Valet de chambre scrupuleux, confident attentif au service de la Sultane, des habiles Courtisanes, des Geishas érudites, et autres Magiciennes des Sens qui peuplent ce Harem imaginaire sur lequel régne le Sultan, vénéré par la gente féminine comme par le modeste serviteur qui vous ouvre les portes de ce Palais.
― Il regarde les autres femmes… ça me rend folle!
― Ne lui faites pas de scène pour ça. Montrez lui que vous aussi vous pouvez être regardée par les autres hommes. Vos gouts raffinés, mes suggestions et mes offrandes sont pour là faire de vous le centre.
― Il me faut un joli maillot de bain alors pour aller sur la plage. Etre nue sans l’être, tel est le challenge.
― J’en ai trouvé trois votre Altesse.
La Sultane les essaie sous l’œil hagard mais plein de retenue de son serviteur.
― Celui-ci est mon préféré...
― Oui, ces quelques traits sur votre peau sont d’une rare élégance, Votre Altesse. Il peut même se porter avec un déshabillé transparent et des mules pour une soirée à deux ?
Marc encourage la Sultane à aimer très fort sa propre image en n’oubliant jamais d’être le centre du monde, quel que soit l’endroit où elle se trouve. Elle commence même à montrer un vrai don à ce jeu. Admirée, convoitée intensément, elle se sent au meilleur d’elle-même. Le comportement idolâtre de son esclave participe grandement au phénomène. La magie du miroir permet à Marc de voir la Sultane de dos et de face.
― Pas mal…Hein ?
― Génial.
― File maintenant. Je t’enverrais des sms pour te dire comment se passe le week-end, à Deauville.
Publié par Enuuk à 10:07:05 dans Conversations dans l'Alcove | Commentaires (2) | Permaliens
Marc pose son paquet sur la table basse du salon : Des sandales blanches à talons hauts.
— Magnifique … Je suis contente. Quelle robe me suggéres-tu ?
— Vous pouvez porter la robe blanche, celle avec tous les lacets dans le dos ?
— Celle où l’on voit mes fesses !? Mon visiteur risque de se montrer assez vite dissipé !
— N’est-ce pas ce que vous souhaitez, votre Altesse ?
— J’aimerais qu’on ait le temps de parler un peu, qu’il me fasse la cour, malgré tout.
La Sultane s’allonge sur le canapé. Elle raconte sa journée. Son nouveau job qui lui bouffe la vie. Les mains du serviteur palpent les fesses pulpeuses, les hanches soyeuses, les seins, ses jambes, ses mollets…
Au terme de ce massage, Marc enfile à la Sultane un string bordé de dentelle, un magnifique soutien- gorge demi bonnet et enfin les sandales blanches aux talons trop hauts pour la vie en société, mais parfaits pour rendre fou un amant.
Le monde vu d’en bas.
La Déesse semble immense, telle la statue à l’entrée du port de New-York.
Sur le parquet, le bruit des talons résonnent.
Publié par Enuuk à 21:29:31 dans Conversations dans l'Alcove | Commentaires (2) | Permaliens
―Ton idée me parait saugrenue... J'ai l'impression d'avoir un abat jour sur la tête!
―Vous pouvez bien vous permettre quelques fantaisies, Votre Altesse?
― Mais il va rire !?
― Cela m'étonnerait, Votre Altesse, personne ne rit quand s'ecartent les pans de votre kimono pour dévoiler votre corps de Déesse.
― Tu veux dire quand je fais... Ca?
Le serviteur au visage empourpé s'agenouille devant la subliminale apparition trop vite recouverte par le tissu satiné du kimimo de la Sultane.
Publié par Enuuk à 10:48:46 dans Conversations dans l'Alcove | Commentaires (1) | Permaliens
Publié par Enuuk à 22:43:39 dans Le rôle du serviteur | Commentaires (1) | Permaliens